J. SIMON (La lecture écrite de l'enfant, P.U.F., 1973, p.127) dans l'étude du comportement de l'enfant au cours de l'expression écrite met en évidence "un accompagnement vocal comme si la pensée à exprimer par écrit devait nécessairement passer d'abord par une formulation verbale. Nous savons combien Jean FOUCAMBERT" (La manière d'être lecteur Sermap-O.C.D.L., 1980) conteste pour la lecture tout recours à l'oralisation "on n'apprend pas à lire en apprenant à oraliser ... et ceux qui ont appris à lire ont réussi malgré ce détour" (p.21).

Nous pouvons raisonnablement penser que si la prononciation du mot au moment de l'acte d'écrire peut aider à l'évocation de son image visuelle, il n'en reste pas moins vrai que si le français écrit est fondamentalement phonétique, il est aussi malheureusement idéographique. D'où l'intérêt de solliciter à la fois l'œil, l'oreille et la main pour faciliter l'apprentissage orthographique.